La publication ce mercredi d’une étude réalisée par les autorités sanitaires sur la Dépakine, un antiépileptique présentant des risques élevés pour la santé du foetus lorsque la future maman est traitée avec ce médicament, donne une idée de l’ampleur du scandale sanitaire qui pourrait avoir fait des milliers de victimes.

14.322 femmes enceintes ont été «exposées» au valproate de sodium, la substance active de l’antiépileptique Dépakine, entre 2007 et 2014, soit environ 2 grossesses pour 1.000 grossesses débutées, indique une étude publiée mercredi par les autorités sanitaires. Cette première étude chiffrée montre également que ces femmes ont donné naissance à 8.701 enfants vivants et que leur exposition à ce médicament nocif pour le foetus a nettement diminué entre 2007 et 2014, passant de 2.316 en 2007 à 1.333 en 2014. L’étude ne précise pas le nombre d’enfants atteints par des troubles.

Risque accru d’autisme ou de retards du développement

Jusqu’ici aucune évaluation officielle du nombre de victimes n’avait encore été publiée à ce jour, à l’exception d’un chiffre de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) faisant état de 450 enfants nés avec des malformations congénitales entre 2006 et 2014 après avoir été exposés in utero au valproate, dans un rapport publié en février dernier. Des traitements à base de valproate sont également utilisés pour traiter les troubles bipolaires, sous d’autres appellations (Dépakote, Dépamide et génériques).

La substance est sur la sellette à cause d’un risque élevé – de l’ordre de 10% – de malformations congénitales chez les bébés nés de mères qui ont pris ce médicament pendant leur grossesse. Les malformations portent principalement sur le cœur, les reins, les membres, la colonne vertébrale (spina bifida) et incluent des becs de lièvre.

(Source leparisien.fr)

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