Les consommateurs mal informés des rappels de produits

Les consommateurs sont mal informés quand des produits alimentaires sont rappelés par les fabricants
C’est le lièvre soulevé par l’association de défense des consommateurs CLCV. La règle est assez claire : les produits qui présentent un risque pour les consommateurs doivent faire l’objet d’une alerte. Une fois l’alerte lancée, ils doivent être rappelés. Qu’ils soient en rayon ou déjà dans nos frigos ou nos placards pour éviter tout risque. Pour les derniers rappels enregistrés, on a du bisphénol A dans le bouchon d’une bouteille de jus de pomme, de la listéria dans des pieds de porcs cuisinés, dans un fromage de chèvre et dans de la charcuterie bordelaise, des microbes dans des champignons séchés, une substance allergisante dans une boîte de thon et et le risque de retrouver un bout de verre dans un bocal de stévia ou un morceau de plastique dans du riz …

Où trouver ces informations ?

C’est tout le problème. Les professionnels sont obligés de communiquer sur le sujet mais personne ne dit comment. Résultat chacun fait un peu comme il veut et le consommateur n’est pas souvent bien informé. Le plus souvent, ces rappels sont affichés sur les lieux de vente et publiés dans la presse, locale, régionale ou nationale. Ils précisent la nature du danger, la conduite à tenir et donnent un numéro de téléphone à joindre en cas de problème. Mais 77 % des consommateurs interrogés par la CLCV estiment qu’ils ne sont pas assez informés.

Même à l’heure d’internet ?

Même à l’heure d’internet … Alors les associations de consommateurs comme 60 millions, ou l’UFC Que Choisir publient ces rappels sur leurs sites. La CLCV aussi sur le site le point sur le table. Mais il y a aussi le site rappelsproduits.fr auquel on peut s’abonner pour recevoir les alertes. Et depuis l’an dernier, il y a une application Oulah que l’on peut télécharger sur son smartphone et qui recense tous les rappels. Des rappels qu’on peut ensuite partager via sur les réseaux sociaux. Pour améliorer la situation, la CLCV propose qu’il y ait un site unique, officiel …. Et qu’on envoie un message aux consommateurs puisque via leur carte de fidélité, on sait ce qu’ils ont acheté…

Dominique Esway

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