Les grands-parents font souvent tout leur possible pour soulager les parents d’enfants en bas âge. Mais à en croire une étude publiée ce mercredi 15 novembre par des chercheurs de l’Université de Glasgow, nos aïeuls auraient, en fait, un impact négatif sur la santé des plus jeunes…

Présents pour seconder les parents, les grands-parents peuvent apporter beaucoup à l’éducation de leurs petits-enfants. Points de repère essentiels pour les plus jeunes, ils permettent en effet d’ancrer le bambin dans ses racines. Cependant, leur présence auprès de leur descendance pourrait ne pas être aussi bénéfique qu’on le pense.

Une étude de l’Université de Glasgow, publiée ce mercredi 15 novembre, semble remettre en question l’aide, pourtant précieuse, des grands-parents. Ces derniers auraient une influence négative sur la santé de leurs petits-enfants. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de 56 études réalisées dans 18 pays dont les Etats-Unis, la Norvège ou encore la Chine.

Risque de cancer accru

Il ressort de l’analyse faite par les scientifiques que les grands-parents ont tendance à offrir trop sucreries à leurs petits-enfants (leur façon à eux de les récompenser ou de leur manifester leur amour), à les suralimenter, à les exposer au tabagisme passif en fumant en intérieur (lorsque ceux-ci sont fumeurs) et enfin à favoriser le manque d’activité physique. Les enfants risquent de conserver toutes ces mauvaises habitudes, une fois adultes. Or, les professionnels de santé ont constaté que les petits qui avaient reçu de mauvaises habitudes de la part de leurs grands-parents avaient un risque accru de cancer.

Un comportement involontaire et une étude à prendre avec des pincettes

« Il est bien sûr évident que c’est involontaire de la part des aïeux », affirme le docteur Stephanie Chambers, auteure principale de l’étude, au magazine britannique The Independent. De plus, il faut souligner que la France ne semble pas faire partie des pays concernés par l’étude. Les auteurs constatent en effet que les grands-parents s’occupent moins de leurs petits-enfants dans le nord de l’Europe que dans le sud, par conséquent les habitudes de l’ancienne génération sont moins ancrées dans les mœurs des plus jeunes. De plus, les auteurs reconnaissent eux-mêmes que l’étude est biaisée par le fait qu’elle n’a pas pris en compte les effets positifs des liens d’affection qui se créent et qui sont bénéfiques pour la santé. Or, cela pourrait modifier certaines conclusions.

(Source magicmaman.com)

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