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Une nouvelle étude suédoise laisse penser que la consommation de poisson gras pendant la grossesse ou l’allaitement, ainsi que l’introduction du poisson dans l’alimentation de l’enfant dès le plus jeune âge peut empêcher chez lui le développement des allergies plus tard dans la vie.

L’étude réalisée par Karin Jonsson, étudiante en doctorat au Département des sciences de l’alimentation et de la nutrition de l’Université de technologie de Chalmers en Suède, est consacrée au régime alimentaire des mères et des enfants vivant dans un environnement fermier.

La chercheuse a étudié le lien entre l’alimentation en milieu fermier et les allergies, en partant de précédentes études selon lesquelles les enfants ayant grandi à la ferme étaient justement rarement sujets aux allergies.

Jonsson a utilisé des données de la cohorte Farmflora Birth portant sur 65 enfants : 28 d’entre eux ont été élevés dans des propriétés fermières de Västra Götaland (Suède), spécialisées dans les produits laitiers. Le groupe témoin se compose de 37 enfants provenant du même espace géographique, mais qui n’ont pas vécu à la ferme.

La chercheuse a tout d’abord entrepris de détecter la présence éventuelle d’allergies à la nourriture, d’asthme, d’eczéma et d’éventuelles rhinites. Parmi les 28 enfants vivant à la ferme, un seul était allergique à l’âge de 3 ans. Dans le groupe témoin, 10 enfants sur 37 (soit 27%) souffraient d’allergies au même âge.

La consommation de fruits de mer

Jonsson a été surprise de constater le rôle du poisson dans la prévention des allergies, sa consommation n’étant pas forcément liée à la vie à la ferme. Les résultats démontrent en effet que les enfants en bonne santé affichaient dans le sang un taux d’acide gras eicosapentaénoïque (EPA) oméga 3 plus élevé à la naissance et à quatre mois, une donnée en corrélation avec la forte consommation de poisson par leurs mères pendant la grossesse et l’allaitement.

La consommation de fruits de mer par les enfants à un an a également été associée à une récurrence moins importante des allergies, même si la connexion entre ces deux états de fait demeure plus faible.

(Source ladepeche.fr)

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