Le constructeur nippon a reconnu des entorses à la réglementation sur les mesures de contrôle au Japon.

Une nouvelle fois, Nissan est éclaboussé par un scandale potentiellement dévastateur dans ses usines japonaises. Le constructeur japonais, allié de Renault, a reconnu lundi 9 juillet que «les mesures concernant les émissions polluantes et la consommation de carburant n’ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit». Les tests ont été réalisés à des vitesses, sur des durées ou à des températures extérieures non conformes aux normes japonaises. Ce qui revient à dire que Nissan a triché sur ces éléments. Seule la production japonaise est concernée par cette annonce, qui résulte d’une enquête interne menée par le constructeur lui-même. Le problème porte sur 19 modèles différents, fabriqués dans cinq usines. Aucun rappel n’est cependant nécessaire, car ces mauvaises mesures ne remettent pas en cause la sécurité des véhicules concernés.

C’est le deuxième dysfonctionnement que reconnaît le constructeur japonais en moins d’un an. En octobre dernier, il s’était rendu compte que certains employés avaient procédé à la validation finale des véhicules, alors qu’ils n’en avaient pas la certification. Ce problème avait conduit à la fermeture de ses usines japonaises pendant plus de 20 jours. À chaque fois, les dirigeants ont exprimé leurs regrets et précisé qu’une enquête allait avoir lieu pour éviter que cela ne se reproduise.

Baisse du cours de Bourse

Tout problème lié aux émissions polluantes prend une ampleur particulière avec le «dieselgate» de Volkswagen, qui a coûté plus de 25 milliards d’euros au constructeur allemand depuis septembre 2015. Quant au mauvais niveau de consommation, c’est un problème similaire qui a contraint Mitsubishi à faire entrer un nouvel actionnaire de contrôle dans son capital en 2016. Un nouvel actionnaire du nom de… Nissan.

Les conséquences devraient toutefois rester plus limitées pour l’allié japonais de Renault. Tous ces problèmes sont en effet localisés exclusivement au Japon. Pour l’instant, aucune usine hors de l’archipel et aucun véhicule exporté n’ont été concernés. Les sanctions éventuelles ne peuvent provenir que des autorités japonaises. Il y a peu de chances qu’elles se montrent trop sévères avec un acteur industriel majeur. Le coût du scandale d’octobre dernier a été estimé par Nissan à moins de 200 millions d’euros. Ce n’est pas négligeable. Mais largement supportable pour un groupe qui a engrangé près de 4,4 millions d’euros de résultat d’exploitation sur l’exercice clos le 31 mars dernier.

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