Après un premier bilan épidémiologique au 2 janvier avec 667 personnes maladesSanté publique de France informe en ce 10 janvier 2019, « Toxi-infections alimentaires collectives suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus, bilan épidémiologique au 8 janvier 2020 ».


Des cas de TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus en France métropolitaine ont été signalés depuis décembre 2019.

Nombre de TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus, par région de déclaration. France métropolitaine, 1er décembre 2019 – 8 janvier 2020.

Des cas de TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus en France métropolitaine ont été signalés depuis décembre 2019.

Depuis début décembre 2019, 179 déclarations obligatoires (DO) de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus, principalement des huitres, ont été transmises à Santé publique France. Les signalements proviennent de la majorité des régions de la France métropolitaine.

La grande majorité (138/179, 77%) de ces TIAC est survenue à partir du 23 décembre. On observe un pic de malades autour du 25-27 décembre. Les repas incriminés se regroupent autour du 24-25 décembre.

Au total, 1 033 personnes ont été malades dont 21 (2%) ont été hospitalisées. Il s’agit très majoritairement de personnes âgées de plus de 15 ans. Pour les 595 malades avec une information sur l’âge, 19 (3,1%) étaient des enfants de moins de 15 ans. Les symptômes, principalement des diarrhées et des vomissements, ainsi que les durées d’incubation, sont compatibles avec des infections à norovirus ou d’autres virus entériques. Les analyses de selles réalisées à ce jour par le Centre national de référence des virus des gastro-entérites ont confirmé la présence de norovirus et d’autres virus entériques.

Ce nombre de TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus est nettement plus élevé que les années précédentes. Chaque année entre 25 et 120 TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages sont signalés à Santé publique France dont entre 4 et 30 survenues sur les périodes décembre-janvier.

Suite aux signalements de TIAC suspectées d’être liées à la consommation de coquillages crus, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) en lien avec les Directions départementales en charge de la protection des populations (DD(CS)PP) réalise une enquête de traçabilité afin de remonter jusqu’à la zone de production des coquillages suspectés et des analyses de confirmation sont effectuées sur les zones concernées. A ce jour, plusieurs zones ont été fermées pour cause de contamination par des norovirus. Les fermetures de zones peuvent être consultées sur ce site : (Rubrique « Statuts »). 

23 rappels

Il y a eu 23 rappels de coquillages pour le mois de janvier 2020 dont les derniers datent du 9 janvier 2020.

10 départements seraient concernés par ces rappels, mais en raison de l’absence d’un site unique des rappesl, il n’est pas facile pour les consommateurs de s’y retrouver, le conseil du jour, allez sur Oulah!, la plateforme de rappels.
Ce n’est pas tout, il y a eu aussi, depuis le début de l’année 2020, dix notifications au RASFF de l’UE pour des coquillages de France, une notification par le Luxembourg dès le 3 janvier, trois par les Pays-bas, une par la Suède, une par l’Italie, une par l’Espagne et une par la Suisse. 

La France a enfin notifiée au RASFF de l’UE le 10 janvier et après, retrait d’huîtres et de clams cultivées en France en raison d’une possible contamination par norovirus, et après on va nous parler de l’excellence de la coopération entre les Etats-membres de l’UE …

Les huîtres n’ont pas la gastro…

Last but not the least, ainsi que le relate France info, et comme je signalais dans Démenti formel des huîtres, nous n’avons pas la gastro, mais nous pouvons héberger dans certaines conditions norovirus, un des virus de la gastro,

Les huîtres « ne sont pas malades », mais porteuses d’un « norovirus » qui « provient de l’homme », explique Renan Henry, l’un des responsables du Comité de survie des ostréiculteurs. Ce norovirus est la cause la plus fréquente de la gastro-entérite. Il s’agit d’une crise passagère, selon le préfet du Morbihan, Patrice Faure, liée à plusieurs facteurs. L’épidémie de gastro-entérite est favorisée par les températures basses et de fortes pluies qui ont duré, « avec des eaux de ruissellement qui ont alimenté les stations d’épuration et les systèmes d’assainissement non-collectifs, occasionnant parfois des débordements dans les rivières ».


par Albert Amgar*
* Albert Amgar a été pendant 21 ans le dirigeant d’une entreprise de services aux entreprises alimentaires ; il n’exerce plus aujourd’hui, car retraité. Au travers de son blog il nous a livré des informations dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité des aliments.