Les pratiques commerciales trompeuses pullulent sur le Web. D’après une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, 35% des avis des avis consultables sur Internet sont non-conformes.


La pratique est désormais courante. Avant de réserver une table dans un restaurant inconnu, l’éventuel client se renseigne sur l’établissement grâce aux commentaires laissés par des internautes. Chaque avis a son importance et tous les secteurs sont concernés, de la restauration à l’hôtellerie, en passant par l’automobile, l’électroménager et même les fournisseurs d’énergie comme Engie.

Selon une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et publiée le 6 octobre, 74% des internautes ont ainsi déjà renoncé à acheter un produit à cause de commentaires négatifs et 41% ont déjà réalisé un achat spontané après avoir lu un avis positif. Problème : la DGCCRF affirme que 35% des avis consultables sur Internet ne sont pas fiables.

Attention aux avis certifiés

Ce taux de non-conformité s’expliquerait «en grande partie par la présence récurrente de pratiques commerciales trompeuses», souligne le rapport. «Les enquêteurs ont pu constater que certains professionnels se faisaient passer pour des consommateurs dans le but de valoriser, de manière déloyale, leur entreprise», note l’enquête. Des avis négatifs peuvent également être relégués dans les dernières pages. De faux commentaires peuvent aussi être utilisés pour décrédibiliser un concurrent.

Autre comportement illicite révélé par la DGCCRF : l’utilisation frauduleuse de la certification NF Z 74-501, une sorte de tampon qui «vise à garantir les consommateurs que les avis qu’ils consultent correspondent à des expériences de consommation d’auteurs identifiés». Certains «gestionnaires d’avis en ligne» affirment ainsi que leurs commentaires ont été certifiés, alors que ce n’est pas le cas. «Un petit site a même collé le logo NF Services frauduleusement sur son site, mais nous l’avons vite appris et lui avons intimé de le retirer», indique à BFMTV Guillaume Le Floch, gérant de la norme «avis en ligne» à l’Afnor, l’agence française qui édicte les normes.

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(Source leparisien.fr)